L’accession à la propriété : utopie ou réalité ?

L’accession à la propriété pour tous les Français était un des points forts de la politique du gouvernement Sarkozy. En 2010, l’ex chef de l’Etat dévoilait les réformes fiscales et les nouvelles conditions liées au PTZ (prêt à taux zéro) réservés aux primo-accédants. La location de maisons ou d’appartements ne devait être qu’une solution provisoire. Trois ans après, quel est le bilan du PTZ + ? Quelles sont les statistiques à retenir et les leçons à en tirer ?

Le bilan 2013 sur la vente et la location de maisons

Malgré les efforts des politiques, les français ont encore bien du mal à se loger dans certaines grandes agglomérations. La location de maisons et d’appartements est soumise à divers critères : les documents de solvabilité à fournir sont de plus en plus nombreux, les prix fixés à une date précise augmentent régulièrement par la suite en fonction de l’inflation et de l’indice des révisions des loyers sur les résidences principales relevé régulièrement par l’INSEE. Quel que soit le projet du particulier, qu’il souhaite louer ou acheter sa résidence principale, mieux vaut pour lui qu’il puisse fournir de solides garanties ! En cette période de crise, les propriétaires comme les organismes bancaires sont de plus en plus frileux.
La location de maisons en France métropolitaine semble stagner. Selon l’INSEE : « En 2007, 6,5 millions de ménages sont logés dans le parc locatif privé et 5 millions sont locataires dans le parc social et celui des collectivités locales. Alors que les maisons prédominent dans l’ensemble du parc, elles représentent seulement un quart des logements en location. »

Les chiffres clés de l’immobilier en 2013

Si la location de maisons individuelles n’influe pas significativement sur les chiffres du parc immobilier français, quelles sont les autres solutions privilégiées par les célibataires, les couples et les familles pour se loger ?
La Tribune fait le point sur les chiffres importants à retenir sur l’immobilier en France au dernier semestre 2013. Ces chiffres résument la situation et expliquent les raisons pour lesquelles les français souhaitent devenir propriétaires. À retenir notamment : une baisse des taux d’intérêts sur les emprunts immobiliers (sous les 3 %), une baisse des mises en chantier de 11,2 % au premier trimestre relevée par une hausse de 8 % au second trimestre et une hausse de plus de 100 % des prix à l’achat entre 2000 et 2010. Le nombre de résidences secondaires est estimé à 3,2 millions et le nombre d’habitations principales à 27,7 millions à fin 2012.
D’après le Nouvel Observateur, 62 % des Français se disent propriétaires en 2013 : « 36 % n’ont plus de prêt à rembourser et 26 % sont en cours d’accession à la propriété ». Les aides et subventions accordées par l’Etat ont aidé la plupart de ces nouveaux propriétaires à financer leurs travaux de construction ou de rénovation.