Optimisation en Chine du transport des matières dangereuses

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Lorsqu’on regarde les indices les plus récents en matière de développement durable, notamment l’indice ESI (Environmental Sustainability Index), la Chine est en queue de peloton avec des indicateurs gravement préoccupants pour la qualité de l’eau, la pollution urbaine, les pollutions transfrontalières.

La qualité de l’air, particulièrement en milieu urbain, est en effet fortement impactée par l’activité industrielle. Ainsi, dans le classement ESI effectué par le YCELP (Yale Center for Environmental Law and Policy), la Chine est en 130e position, sur 146 pays analysés.

Ces considérations conduisent à penser que la Chine est inévitablement amenée à appliquer à court terme une politique de développement durable. Cela concerne notamment le transport des matières dangereuses qui occupe déjà une place éminemment stratégique pour faire face aux besoins engendrés par l’accroissement rapide des activités industrielles. Il s’agit essentiellement du transport des matières chimiques, des produits pétroliers et de leurs dérivés, de celui du gaz naturel et, de plus en plus, de celui du nucléaire civil et des déchets associés à cette filière.

Le transport des matières dangereuses sur le sol chinois s’inscrit au sein d’une concurrence féroce entre les entreprises car elles sont nombreuses (on dénombre 70 000 entreprises uniquement pour assurer la logistique du transport des matières dangereuses). Les difficiles conditions de circulation et cette compétition acharnée entre entreprises provoquent un nombre d’accidents sans cesse croissant (232 accidents sur le sol chinois en 2007 dans le cadre du seul transport des matières chimiques ce qui se traduit par une augmentation de 41 % des accidents par rapport à l’année 2006). En savoir plus:  Optimisation du lancement en Chine de l’ouvrage ADRC sur la sécurité du transport des matières dangereuse.