Le HDV est-il dépassé ? Ne vaut-il pas mieux s’orienter vers les nouveaux codecs de prise de vue ?

Le HDV a encore plus d’un tour dans son sac malgré ses inconvénients flagrants : il est ainsi limité aux modes 1080/50i, 1080/25p et 720/25p, tout autant qu’il utilise un codec moins performant (le mpeg-2) que le mpeg-4 (AVCHD, H.264, etc.). Autrement dit, à débit égal, il peut « retenir » nettement moins d’informations que les autres, plus modernes.

Le HDV reste un codec intéressant

Cependant, le HDV a encore bien des avantages pour l’amateur ou le semi-pro. Tout d’abord, il est universellement compatible au montage et correspond bien désormais à la puissance de nos micro-ordinateurs. Ainsi, pour faire un montage classique, on peut l’utiliser nativement sans passer par les codecs intermédiaires. Dans le même ordre d’idées, les temps d’exportations sont raisonnables, alors que les calculs en AVCHD forcent à attendre des heures et des heures avec une machine de faible puissance. Enfin, le rapport entre espace occupé et qualité d’image est encore très favorable (identique au DV). Avec la généralisation des disques de 1 To, on archive ainsi 75 heures de HDV.

Les nouveaux formats ont des inconvénients

De plus, si on dispose sur un même support non linéaire d’un de XDCAM 4 :2 :2 (50 Mbps), de DVCPRO HD ou d’AVC-Intra (100 Mps) et d’autre part de HDV (25 Mbps), les premiers occuperont 2 à 4 fois plus de place, ce qui a pour incidence de doubler ou quadrupler aussi les temps de transfert entre le support de tournage (cartes….) et la station de montage.

En résumé, même vieillissant, le HDV est encore un bon compromis entre qualité d’image, espace occupé et puissance des machines de montage. D’autant qu’il sait encore se servir des bandes, ce qui est un avantage incontestable pour effectuer un archivage fiable de vos plans.

Cet article a été publié par frederic.vdb. 145 lectures