Maladies et ravageurs : lutter ou ne pas lutter ?

Au jardin d’ornement mais également au potager (surtout vus les enjeux), maladies et ravageurs sont la plaie du jardinier. Si les choux ou les courges sont très fragiles, les radis sont réputés comme l’étant moins. Toute cette variété, celle-ci associée aux différentes maladies fongiques et ravageurs et leurs traitements complexifie largement le problème ! L’idée communément admise est de « traiter » à tout prix ; il ne s’agit pas de traitement préventif ou curatif mais de traitement « tout court ». Une autre voie, plus proche de la permaculture ou de l’agroécologie que de l’agriculture conventionnelle (dont les besoins en pesticides sont de plus en plus importants !) pousse à ne pas traiter et laisser faire la biodiversité

Une obligation de traitement bio

Depuis le début de l’année 2017, il est interdit aux collectivités et bientôt aux particuliers d’utiliser des produits phytosanitaires toxiques dans les espaces verts. Cette interdiction joue sur les traitement conentionnels, les pesticides et autres biocides jugés toxiques et néfastes pour l’environnement.

Les traitements personnels comme les extraits fermentés (ou purin de plante) et autres décoctions sont toujours autorisées. En culture biologique et permaculture, ce genre de traitement est largement recommandé. Ces traitements non chimiques et adaptés ne pollueront pas (sauf en excès) et permettront de résoudre le problème de manière simple, efficace et gratuite !

Laissez faire…

Le meilleur moyen de se prémunir des polluants, c’est encore de ne pas en utiliser ! La permaculture prône la création d’écosystèmes indépendants. Et ceux-là, pour développer un vrai système immunitaire, devront se passer de l’aide du jardinier et apprendre à lutter seul contre les maladies et ravageurs. C’est de là que vient la lutte biologique à base de lâcher de prédateurs dans l’écosystème (coccinelles, syrphes, nématodes…)…

Une attaque de pucerons ? Laissez-faire son prédateur naturel, la coccinelle !

Cet article a été publié par pierre. 74 lectures