L’agriculture biologique

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L’agriculture biologique existe depuis bien longtemps alors que le label, lui, est nettement plus récent. Depuis quelques années, les scandales sanitaires se suivent et se ressemblent, les études montrant un impact nocif sur la santé de tel ou tel produit se développent et l’avis des consommateurs commence petit à petit à changer. Ils ont ont de plus en plus assez de se rendre compte que la nourriture qu’ils ingèrent eux-même et qu’ils donnent à leurs enfants est pleine d’additifs néfastes, que l’industrie agro-alimentaire ne respecte rien et que le pouvoir de l’argent régisse tout. En réaction à cela est née le concept d’une agriculture moderne plus respectueuse de l’environnement, de la santé du consommateur et de son bien-être.

Les pesticides et intrants chimiques en cause

Un label a été créé par les pouvoirs publics. Ce label peut être demandé par n’importe quel industriel et accordé si celui-ci respecte la charte de qualité du label. Un logo est alors apposé sur le produit et peut-être commercialisé comme tel. L’agriculture biologique garantit une part des pesticides et intrants chimiques utilisés pour faire pousser le produit très faible (malheureusement, vu les quantités de pesticides et autres engrais chimiques déversées dans la terre, il est impossible de garantir une réelle absence de polluants de ce type). Elle garantit également un traitement des animaux plus respectueux, moins de robotisations (ou, du moins ayant moins d’impact sur l’environnement), moins de dépenses énergétiques inutiles ou d’utilisation d’eau à tord et à travers…

Le nombre d’agriculteurs « passant au bio » est en constante augmentation comme le nombre de consommateurs y recourant de plus en plus régulièrement. On peut clairement déplorer aujourd’hui l’absence d’aides de l’état pour « passer au bio » mais la recherche d’une agriculture plus naturelle et saine nous pousse de plus en plus, agriculteurs comme consommateurs, vers cette voie…

Le bio, l’avenir de l’agriculture ?

Il est certain que la courbe à la hausse du bio va dans le sens du passage de l’agriculture bio comme une norme et non pas une minorité (un peu comme le label Effinergie de 2005 est devenu la norme de la RT 2012). Mais le chemin est encore long à parcourir… Le modèle de société suivi actuellement est un modèle où l’argent est roi et dans lequel la nature n’a que peu de place. Peut-être qu’un jour cela changera mais, en attendant, on peut clairement remarquer un léger changement de cap. Pour autant, le bio n’est pas exempt de tout reproche (il n’y qu’à voir certains abattoirs « bio » dans lesquels les salariés se comportent comme dans les abattoirs non bio) mais il est certain qu’une alimentation avec une part importante de bio serait sanitairement toujours meilleure à une alimentation essentiellement classique actuellement.

Pour les jardiniers amateurs, la question ne se pose pas puisqu’il est alors impossible d’obtenir le label. Mais l’on remarque également que le nombre de jardiniers n’utilisant plus ou presque de produits phytosanitaires est, lui aussi, en constante augmentation. Serait-on à l’aube d’une prise de conscience générale ?

Cet article a été publié par pierre. 99 lectures