Nourrir correctement la terre du jardin : quels amendements ? (1/2)

pissenlit

On en venu à une telle situation aujourd’hui que l’agriculteur (plutôt un exploitant industriel agricole) nourrit la plante et non la terre. Dans l’agriculture traditionnelle actuelle, il s’agit de donner à la terre exactement ce dont a besoin la plante pour grandir et se protéger mais non à la terre, sa faune et sa flore interne. C’est sur ce constat que les méthodes alternatives (agriculture biologique, permaculture, agroécologie, agroforesterie) se sont bâties. Il ne s’agit en aucun cas de « revenir aux fondamentaux » pour revenir aux fondamentaux et à l’âge de pierre mais de revenir à des méthodes cohérentes en harmonie avec l’environnement et son fonctionnement.

Un 2ème point posant problème sont les intrants que l’on utilise pour nourrir ces plantes : ce sont le plus souvent des créations industrielles et chimiques qui polluent considérablement l’environnement en y déversant des molécules que la nature aura du mal à éliminer voire ne pourra pas.

Les bases de l’agriculture biologique alternative actuelle

Les méthodes « bio » sont actuellement de plus en plus utilisées, tant au niveau amateur qu’au niveau professionnel chez les agriculteurs qui « passent au bio », même si c’est loin d’être simple de réapprendre tout…

Le « bio » ou plutôt dans nombre de cas la permaculture ou ces méthodes alternatives mettant en avant l’accompagnement de l’environnement et des cultures plutôt que l’intensivité de nos méthodes actuelles privilégie la vie de la terre à celle des plantes en partant d’un principe tout simple : une terre bien nourrie alimentera correctement les plantes qui y poussent. De fait, il ne s’agit plus de donner à la terre ce que veut la plante mais de nourrir correctement la terre elle-même et de l’accompagner ! Les résultats « grandeur nature » des tests en agriculture biologique ou en permaculture montrent bien que le résultat est à la hauteur des objectifs recherchés si ce n’est même nettement plus.

Et on oubliera complètement les intrants chimiques et industriels polluants comme les pesticides, engrais chimiques, additifs… La nature sait très bien se débrouiller sans cela. Cela lui prendra simplement un peu de temps pour passer d’un système à l’autre.

Amendements naturels, naturels et naturels !

Ceux-ci peuvent être particulièrement divers. Et provenir eux-même de nombreuses sources !

Les fumiers

Les fumiers sont les terres qui proviennent de déchets animaux (volailles, vaches, chevaux…), excréments et urines mélangés. On n’épandra pas un fumier frais directement sur la terre, on le compostera pendant 1 à 2 ans et, lorsque les possibles germes pathogènes seront détruits, les fumiers seront de très riches apports pour la terre et ses micro-organismes.

Le compost

On aura fait mûrir le compost maison pendant une année au minimum. Celui-ci est fait des déchets de cuisine, déchets de jardin, herbes de tonte (si non utilisées en paillage) ; ce sont des déchets verts (azotés). En parallèle, on veillera à apporter au compost une bonne proportion de déchets bruns (carbonés) comme des branchages, sciure de bois, BRF, papiers…Cet équilibre (2/3 de déchets verts pour 1/3 de déchets bruns) est essentiel à respecter pour un bon compost mais chaque cas sera spécifique !

Le compost sera utilisé très souvent lors de repiquages, pour du paillage ou en préparation avant l’hiver ou à sa sortie pour préparer le potager de printemps. Cette « machine à humus » deviendra vite essentielle à une terre équilibrée et fertile !

Cet article a été publié par pierre. 498 lectures