Le nucléaire aujourd’hui en France

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Dans les années 70′, 80′, l’énergie nucléaire a été choisie en France pour être l’une des principales sources énergétiques du Pays. La France cherchait, à cette époque, une relative indépendance énergétique alors qu’elle n’avait pas accès à des ressources en énergies fossiles (pétrole, gaz, peu de charbon) abondantes sur son territoire. A la suite des chocs pétroliers, la voie de la dépendance relative à ces énergies fossiles n’était pas vraiment envisageable. L’énergie nucléaire civile s’est alors largement développée sous la houlette de grandes sociétés semi-publiques comme EDF ou plus récemment Areva.

La situation actuelle

Aujourd’hui, le mix énergétique français est composé de 75% d’énergie nucléaire. Une part considérable de la production française est donc d’origine nucléaire. La France fait alors figure d’exception puisque, dans les autres pays européens par exemple, les mix énergétiques ne confient pas l’essentiel de leur production énergétique à une seule source. Il est essentiel de rappeler qu’en cas de problème, la dépendance de la France serait considérable et coûterait énormément au contribuable….

L’énergie nucléaire, quant à elle, est peu utilisée ailleurs qu’en France en tant que source énergétique majeure, à l’exception des USA et du Japon, récemment touché par un drame national puis planétaire sans précédent dans ce pays. Le monde n’avait que connu la catastrophe nucléaire de Tchernobyl auparavant !

Quel avenir ?

La récente loi de transition énergétique (2015) décide officiellement que le nucléaire doit prendre moins de place en France et que la proportion de son utilisation doit passer de 75% à 50% d’ici 2025. En parallèle, ce sont les énergies renouvelables qui devraient prendre cette place, sanitairement responsables et non polluantes. Pour autant, on peut se demander parfois si l’état qui a voté cette loi ne joue pas un double jeu. EDF est détenu majoritairement par l’état français. Ses réticences ainsi que celles d’Areva ou d’autres sont telles que cette diminution de proportion n’a aucune chance de voir le jour pour la date annoncée. Un peu comme sur la question du « préjudice écologique » ou de l’interdiction de produits « tueurs d’abeilles » et dangereux pour la santé (loi sur la biodiversité en partie retoquée par le Sénat). Pour autant, les volontés de façade sont là mais également les volontés citoyennes qui devraient pousser derrière une application de ces lois… Les lobbys des grandes multinationales seront-ils plus forts que les états et les citoyens ?

Cet article a été publié par pierre. 66 lectures