L’agroécologie ou la lutte contre l’appauvrissement des sols

agroecologie

L’agroécologie existe depuis de nombreuses années. Des chercheurs biologistes, comme le couple Bourguignon par exemple, tirent la sonnette d’alarme sur l’appauvrissement de nos sols depuis que le mode d’agriculture industrielle de masse étend de plus en plus ses rendements au détriment de la terre. Cette écologie pour les systèmes agricoles de masse alerte sur le fait que la méthode agricole actuelle, à grands renforts de pesticides et engrais chimiques, appauvrit les sols et mène l’agriculture mondiale à sa perte.

Retourner les sols en permanence ou le problème du labour

Un sol en bonne santé est plein d’une vie minuscule à microbienne très intense. Retourner la terre (toujours plus profond et plusieurs fois par an) est une agression vis à vis de cette faune microsopique. Cela la tue directement (les fraises des motoculteurs et de la charrue sont mortelles) et indirectement en la faisant remonter à la surface. Elle n’a même pas le temps de se réinstaller et de se développer qu’un nouveau labour arrive…

Ne pas laisser les sols nus

Lorsqu’un sol est nu, les pluies et autres intempéries lessivent les sols, détruisent l’humus en entraînant les nutriments de ce dernier dans les rivières et autres cours d’eau. L’humus est essentiel à la terre et à sa fertilité pour produire des produits de bonne qualité et en abondance. C’est pourquoi la permaculture recommande largement le paillage des terres en permanence ou le plus longtemps possible.

Un cerce vicieux

Dans l’agriculture traditionnelle, on met toujours plus de pesticides et d’engrais, non seulement parce que les récoltes ont tendance à être moins bonnes (et pour cause !) mais également parce que les rendements demandés sont toujours plus importants. Le terre est non seulement agressée mais elle est également largement polluée par des molécules chimiques agressives en excès. La terre n’a donc pas le temps de se reformer correctement et ne peut avaler les stocks de polluants. Le peu de nutriments qu’elle a sont lessivés par les pluies car les sols sont toujours nus. Les récoltes sont donc petit à petit moins bonnes, les sols s’appauvrissent indéniablement… On met alors plus d’engrais et de pesticides… C’est le chat qui se mord la queue !

Un constat alarmant

Les analyses des sols faites sont alarmantes. Le système doit changer ! Vers plus de bio, de biodiversité, vers des méthodes plus environnementales et moins agressives, vers un bannissement complet des intrants chimiques… Une autre agriculture (tournée vers l’observation de la nature) finalement ! Mais tout cela prendra du temps…

Cet article a été publié par pierre. 197 lectures