Histoire de la jarretière

L’origine de la jarretière, symbole de pouvoirs magiques, pourrait remonter de la préhistoire. Dans certaines peintures rupestres, on découvre des danseuses portant une jarretière. Celles-ci auraient été dotées de pouvoirs extraordinaires…

Plus tard, la jarretière dénota un rang social élevé dans l’ancien culte des sorcières : elle apparait comme une amulette magique dans toutes les légendes et contes de fées anciens.

Puis, les Hébreux ont symbolisé la jarretière comme signe de mystère et surtout de virginité.

Par ailleurs, au XIVe siècle, la jarretière est considéré comme la récompense la plus élevée pour la fidélité et mérite militaire dans l’Ordre de la Jarretière (ordre de chevalerie britannique). Ainsi, à cette époque, la jarretière était aussi bien portée par des femmes que par des hommes. Cet ordre serait inspiré d’un incident qui aurait eu lieu au cours d’un bal célébré par le Roi d’Angleterre Edward III alors qu’il dansait avec la Contesse de Salisbury : celle-ci aurait perdu sa jarretière au cours d’une danse. Le roi, pour soutenir sa dame de cour tant embarrassée, se baissa pour ramasser la jarretière et l’accrocha à sa propre jambe. Ce n’est que peu après que lui vint l’idée de fonder l’Ordre de la Jarretière, composé de 36 chevaliers.

Pour finir, c’est au XIXe siècle que la jarretière connait une connotation sexy avec l’arrivée des danseuses de French Cancan. Ces dernières vêtues de jupe à froufrous, de culotte fendue, de bas résille et d’une jarretière coupaient le souffle des hommes sur des airs entrainants. Avec un rythme endiablé, de l’équilibre et de la souplesse à la limite de l’acrobatie, ces femmes affriolaient le sexe opposé en montrant ainsi leurs jambes, acte très osé et érotique à l’époque.

De nos jours, la tradition de la jarretière de la mariée « mise en vente » provient du fait que les invités, bien avant l’apparition des listes de mariage ou plus récemment, des urnes de mariage, se devaient de participer financièrement au départ de la vie des nouveaux mariés. Le principe du jeu de la jarretière était que, pendant quelques minutes, les hommes donnaient de l’argent pour faire monter la robe de la mariée alors que les femmes donnaient pour pour la faire baisser. Si le gagnant était un homme, il gagnait la jarretière de la mariée. S’il s’agissait d’une femme, la mariée gardait sa jarretière.

Or, on remarque que ce jeu est de moins en moins présent puisque bon nombre de mariés disposent dans leur salle de réception une urne destinée à recevoir les dons généreux de leurs invités.

 

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