La spéculation : risques et avantages

Spéculer signifie selon le Larousse : « Faire des opérations financières ou commerciales sur des valeurs négociables, afin de tirer profit des variations de leurs cours ». Les spéculations en bourse tiennent compte des fluctuations des marchés et des prévisions à court terme mais dépendent de décisions prises sur des faits hypothétiques. Ainsi, la spéculation est une opération risquée notamment si elle se fonde sur des rumeurs ou des faits non prouvés.

La spéculation financière

La spéculation financière consiste à acheter des devises ou des actifs financiers pour les revendre à un prix plus élevé à court ou moyen terme. A grande échelle, ce type de spéculation peut entraîner de graves crises économiques comme celle que l’on connaît dans la zone euro ou Outre-Manche. La crise débute aux États-Unis. Les banques américaines émettent en bourse des titres de dettes pour financer les subprimes sur l’immobilier réclamées par le gouvernement jusqu’à ce que les subprimes, bien trop difficiles à rembourser par les ménages américains, ne valent plus rien. Les banques étrangères détentrices de ces titres sont alors dans une impasse. Suite aux mauvais choix de traders, les faillites bancaires et les pertes de certains organismes mettent le monde en déroute dès 2007. La panique qui s’en suit sur les marchés financiers laisse les investisseurs frileux. On se méfie des actions, des obligations et des titres financiers. Les banques hésitent de plus en plus à prêter aux particuliers et aux entreprises ne leur permettant plus d’investir. La productivité baisse. La compétitivité est en berne. Le taux de chômage grimpe inlassablement.
Seuls quelques valeurs sûres comme l’or résistent. La vente d’or explose en France et dans le monde.

Les causes de la brusque envolée du cours de l’or

En 10 ans, le prix de l’or a été multiplié par 525%. Les causes de ce succès sont variées. La vente d’or est accélérée par une demande en constante augmentation et une offre qui stagne. Ne subissant pas les effets de la crise comme les monnaies et ne pouvant servir de moyen de paiement, le métal précieux est considéré comme « valeur de réserve », idéal pour un placement ou un investissement à long terme. La vente d’or fait les gros titres des journaux. On ne parle donc plus, à ce moment précis, de spéculation mais bien de sécurité. Les investisseurs refusent le risque et préfèrent miser sur un actif durable qui ne subit ni l’inflation, ni les effets de désastres financiers.
L’or grimpe en 2011 à un niveau spectaculaire pour redescendre trois années après à un niveau affligeant. Le lingot d’or valait en décembre 38 859,00 €. Au 09/01/2014, son prix redescend à 28 780 €. Cette chute vertigineuse est-elle le signe d’une reprise économique mondiale ? Est-ce simplement un effet « boomerang » suite aux annonces de la vente d’or massive (or des réserves des banques centrales) de certains pays ? Ce peut être une combinaison des deux facteurs. Une chose est sûre : lorsque les cours du dollar remontent, la vente d’or s’essouffle.