Le piercing, le tatouage et l’art corporel, est un phénomène de mode mais nous allons voir que c’est aussi plus que celà , et que l’avis autour du piercing a changé…
Si les adeptes du piercing, du tatouage, et de l’art corporel en général sont de plus en plus nombreux, les raisons évoluent.
Avant d’être un phénomène de mode, l’art corporel trouvait des origines ancestrales dont les significations étaient religieuses, tribales, ou traditionnelles.
Si les adolescents raffolent de ces pratiques, elles sont au-delà d’un phénomène de mode, un moyen de s‘affirmer. Il s’agit d’une affirmation identitaire qui revendique le besoin de quitter le monde de l’enfance, tout en gardant un signe distinctif par rapport à l’adulte, et montrer l’appartenance au groupe.
Du côté des parents, ils sont plutôt hostiles à ces pratiques, l’art corporel, piercings et tatouages étant considérés comme forme physique de la marginalité, de la révolte, ou de la mutilation. Pourtant il serait préférable de s’intéresser aux envies de l’adolescent, de comprendre sa démarche, et de l’accompagner dans son choix.
Le sociologue David LE BRETON a un regard tout à fait différent sur le piercing et le tatouage, il considère que l’art corporel est utilisé dans le cadre d’une « mise en scène ludique de soi » et d’ « érotisation de son corps » et qu’il est ainsi une affirmation identitaire joyeuse. C’est dans cette optique que l’on peut expliquer que de plus en plus de personnes de tous âges et de tous horizons fréquentent les boutiques de piercing et tatouage, qui désormais ont leurs commerces en plein centre ville, accessibles à tous, et à la vue de tous.

